Oh ! La fameuse question que tous les journalistes posent dans leurs journaux à chaque début de grandes vacances ou parfois de rentrée des classes… Est-ce que les jeunes lisent ? Tout un programme. La lecture est toujours au centre de nos attentions en tant que parents.

On a appris à lire avec maman ou papa quand on était petit. Vous souvenez-vous de cette douce sensation de l’histoire du soir, avant le dodo ?

C’est quoi un jeune ? 

J’ai souvent entendu, dans ma courte vie : « Aaaah, ces jeunes ! ». J’avais 12 ans la première fois qu’on a dit ça de moi… puis je me rappelle l’avoir entendu chaque année… à chaque bêtise aussi !

Un jeune c’est un être humain qui n’a pas terminé sa croissance dans tous les sens du terme… en y réfléchissant, il y a encore trop d’adultes dans cette définition.

Trèves de plaisanteries, je vous fais marcher. Peu importe l’âge qu’on a, si vous allez parler avec un pedopsychiatre, celui-ci vous répondra : à chaque âge, son type de lecture.

A chaque âge son livre

Lorsqu’un enfant commence l’apprentissage de la lecture, cela ne gène personne qu’il y ait plus d’images que de mots.

Mais lorsqu’on voit un gamin de 12 ans avec un manga en main, on crie au manque de culture, à l’inconscience des parents d’autoriser une telle lecture, à la honte des librairies qui les vendent. Je parle de ça parce que je viens de lire un article où l’auteur nous explique avec science, que suite à la publication de chiffres, certains de ses confrères ont réalisé un reportage. Dans cette émission, on voit un gamin de 15 ans qui lit un manga et une petite fille de 12 ans qui lit un livre destiné à la jeunesse parlant d’un jeune sorcier… (si quelqu’un connait ce fameux garçon dont il est question, merci de me transmettre le nom haha).

Il précise bien que le manga (comprendre « bande dessinée où il y a 4 mots par pages ») n’est pas en cause.

Seulement je ne suis pas d’accord moi !

Une vie trop courte pour tout lire

Je ne suis pas d’accord avec cette façon de voir les choses. L’école nous propose/impose à l’âge de 15 ou 16 ans de lire les fameux classiques. ces gros bouquins indigestes et sans fin qui peuplent les esprits de nos professeurs jusque dans la nuit… je crois !

bref, selon moi, il faut les avoir lu une fois dans sa vie. la question que je pose est : est-ce bien à l’adolescence qu’il faut proposer ces lectures ?

Personnellement, j’ai commencé à lire « pour de vrai » – c’est-à-dire tous les mots, jusqu’à la phrase finale – à l’âge de 14 ans. Avant cet âge, je lisais des BD (pas aussi développées à cette époque), dans les magazines de ma maman aux toilettes haha.

Mon premier roman terminé fut un roman policier de la bibliothèque verte (encore quelques indices et vous pourrez même trouver la date) où l’héroïne était une femme jeune, belle et intelligente. Une vraie révolution dans ma vie !!!!

Croyez-le ou non, mais dans mon entourage, on a tous commencé par là.

Ce que je ne comprends pas, c’est l’attitude des personnes savantes qui osent dire que les jeunes ne lisent pas parce qu’ils n’ont pas dans leur cartable, un Camus ou un Balzac.

livre ouvert - tous les motsBin si, les jeunes lisent, mais pas ce que les adultes veulent leur imposer !

Il n’y aucun problème à faire lire un livre de Tchoupi à un petit de 3 ans, ou encore Tougoudou l’escargot. j’aime bien Tougoudou l’escargot, parce que cette histoire raconte comment un escargot s’est perdu dans jardin et qu’il trouve un lutin avec un crayon magique pour qu’il lui dessine le chemin du retour.

Depuis qu’on est gosse, on nous sert la magie, les fées, le père noel, les princes et les princesses et ensuite il faudrait tout abandonner et sauter dans la vie adulte à 14 ans. Seulement ça marche pas comme ça !

Alors je dis : pas de honte à lire un livre destiné aux jeunes gens, même s’il est centré sur leurs émotions, leurs états d’âme, et leur mal être. Je reste persuadée qu’il n’y a pas de meilleure thérapie que la lecture des choses qu’on aime pour commencer à lire !

Pour aller plus loin…

Il y a quelques mois, l’Angleterre découvrait une étude menée auprès des familles sur les livres présents dans les familles… et il en sortait un constat affligeant : 45% des familles anglaise ne possède aucun livre dans leur maison. Je vous laisse le soin de tirer vos conclusions : les gosses ne touchent aucun bouquin, pas d’histoire lue avant d’aller au lit, pas d’imagination stimulée par les mots…

Suite à cette étude, l’entreprise Mc Donald a choisi de réagir. Ils ont édité des livres et les ont proposé dans les Happy Meals !

Les ventes de restauration rapide, durant cette période, ont augmenté. Mais ce qui a été encore plus intéressant, c’est que les ventes des libraires ont explosé !!! Les mamans et les papas anglais ont acheté des livres à leurs bambins. Mission accomplie.

Mais nous ne vivons pas en Angleterre. Si vous êtes fan de cette enseigne, vous êtes surement en train de vous dire : « il y avait aussi des livres il y a quelques mois chez nous ! »

Et vous avez raison, le concept s’est exporté jusqu’en France.

Initiative saluée !